dimanche 11 octobre 2015


Club Lecture du 3 octobre 2015

C’est  un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va “fauter”, une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi.

Commence alors une dérive qui l’amènera à servir les textes – et les morts – de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l’amour et les projets d’exil.
Nous l'avons lu comme un roman initiatique, un jeune seul, doit survivre. Un roman d'actualité qui pose les éléments d'une problématique actuelle : tomber dans l'intégrisme, ou y résister. Comment l'un (son ami d'enfance) se laisse convaincre, et l'autre ne réagit pas, ne sait pas ou n'y croit pas ? Il a surtout soif de découvrir, est curieux et voudrait sortir de cet enfermement qui paraît inéluctable.


Intérêt : Écriture :
 



 

De mémoire d'homme, aucun meurtre n'a jamais eu lieu sur l'île d'Entrée, située dans l'archipel de La Madeleine, à l'est du Canada, et peuplée par une poignée de familles d'origine écossaise pour la plupart. Jusqu'à cette nuit de tourmente où James Cowell est poignardé à mort. Sa femme prétend qu'un assaillant s'en est pris à elle avant de tuer son mari, mais tous suspectent cette épouse d'un couple vacillant. Tous, sauf Sime Mackenzie. Seul anglophone parmi les enquêteurs envoyés sur place, il éprouve un choc en découvrant Kirsty Cowell. Le sentiment irréfutable de la connaître depuis toujours. Isolé dans une équipe où œuvre comme spécialiste des scènes de crime son ex-femme Marie-Ange, meurtri par l'échec de son mariage, rompu par l'insomnie, Sime sombre dans un état second où la réalité se mêle à des rêves étranges, faisant ressurgir l'histoire de son aïeul, expulsé de l'île de Lewis dans les années 1850, au moment de la Famine de la pomme de terre. Avec la certitude folle que le destin de Kirsty comme le sien se sont noués là, quelque cent cinquante ans plus tôt, dans un amour interdit qui n'a cessé de brûler ni de hanter.
Nous avons beaucoup aimé l'ambiance et l'histoire de l'aïeul, cette période du XIXème pendant laquelle les propriétaires terriens des îles Hébrides ont chassé les paysans vers le Canada. Nous avons été moins convaincues en revanche par l'intrigue ; quelques personnes ne sont pas entrées dans l'histoire policière qui ne les pas embarquées comme dans les précédents polars de Peter May.


Intérêt et écriture  :


Quand Honor Bright se décide à franchir l'Atlantique pour accompagner, au cœur de l'Ohio, sa sœur promise à un Anglais fraîchement émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker : broderie, prière, silence. Mais l'Amérique de 1850 est aussi périlleuse qu'enchanteresse ; rien dans cette terre ne résonne pour elle d'un écho familier. Sa sœur emportée par la fièvre jaune à peine le pied posé sur le sol américain, Honor se retrouve seule sur les routes accidentées du Nouveau Monde. Très vite, elle fait la connaissance de personnages hauts en couleur. Parmi eux, Donovan, «chasseur d'esclaves», homme brutal et sans scrupules qui, pourtant, ébranle les plus profonds de ses sentiments. Mais Honor se méfie des voies divergentes. En épousant un jeune fermier quaker, elle croit avoir fait un choix raisonnable. Jusqu'au jour où elle découvre l'existence d'un «chemin de fer clandestin», réseau de routes secrètes tracées par les esclaves pour rejoindre les terres libres du Canada.

A travers cette superbe lecture, nous avons fait un beau voyage dans le temps et l'espace. L'histoire est une aventure géographique et humaine. La carte qui figure au début du livre est d'une grande utilité pour suivre et se repérer. Ce roman est de plus très instructif, le chemin de fer, les esclaves et leur fuite, les quakers, la fabrication des « quilts, l'installation des migrants venus de Grande Bretagne, autant de sujets abordés qui nous entraînent sur internet à la recherche de compléments d'informations. On redécouvre le périple de ces aventuriers du Nouveau Monde. Il y a de belles histoires de femmes, celle d'Honor, celle de la chapelière. L'écriture de Tracy Chevalier nous fait voir les paysages, les magasins, les rues, ..., les descriptions nous permettent d'y entrer.

Intérêt et écriture :






Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.
Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.
Épatant, poétique, intéressant sur le côté gustatif… certaines ont été emballées, d'autres ont aimé sans se sentir emportées pour autant, et on trouvé qu'il y avait des longueurs. Ont été appréciés, la démarche de Rinco autour de la préparation de plats, l'hymne à une cuisine partage, le respect vis à vis de l'animal (le cochon). C'est un peu absurde, mais on prend plaisir à lire ce roman.

Intérêt et écriture :





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